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13/10/2019 A la suite d’une rencontre d’échanges: La C14 espère une implication du Groupe des 5 :
03/10/2019 La C14 réclame une supervision de l’ONU et promet le candidat unique de l’opposition pour les prochaines semaines :
02/10/2019 Politique / La C14 en conférence de presse ce Jeudi à Lomé, pour éclairer la lanterne des journalistes sur les derniers sujets d’actualité et la présidentielle de 2020 et la question de la candidature unique de l’opposition :
01/10/2019 Vie du Parti/ Des candidats FDR de Golfe 5 (Aflao Gakli) aux Locales de Juin dernier ont exploré des pistes d’extension et de redynamisation du parti dans leur commune dimanche dernier :
30/09/2019 La C14 réduite à 6 partis politiques: ADDI a suspendu sa participation aux activités de la Coalition :
Elections locales: 28 Conseillers, 3 Maires et plusieurs adjoints au Maire pour les FDR :        
19/07/2018 Requiem: Les obsèques du Conseiller spécial Me HEGBOR Gahoun Georges auront lieu les 19 et 20 Juillet à Lomé :
24/06/2018 Les FDR sont installées à Bruxelles (Belgique) le 22 Juin 2018 :
02/06/2018 Meeting de la coalition des 14 partis à Djagblé le 02juin à 14h :
22/05/2018 Le Secrétaire à la Communication le Dr GNAGNON est Kampala pour une rencontre de la Fondation Konrad Adeneur :

4ème anniversaire des FDR / Déclaration du Conseil national du Samedi 05 Décembre 2020

 

Les FDR (Forces Démocratiques pour la République) de Me Paul Dodji Apévon ont effectué leur rentrée politique ce Samedi 05 Décembre 2020, à Lomé. Ce fut à travers un Conseil national du parti politique de l’opposition, au symbole du parapluie blanc dans un fond violet, qui marque également les 4ans d’existence de ce parti politique lancé en 2016 pour recréer de l’espoir au sein de la population togolaise. Outre sa prophétie qui fasse à la situation actuelle indique que « Le peuple peut sommeiller, le peuple peut se réveiller et se lèvera », une déclaration a sanctionné le Conseil qui avait pour thème principal, « Nécessité de relancer la lutte démocratique pour l’alternance ». Voici la déclaration…

Immeuble FDR, quartier Hedzranawoé, Commune Golfe2- Rue du Consulat du Burkina

Tél :+228-222681451 / 90048451. Courriel : info@fdrtogo.com – website : www.fdrtogo.com

CONSEIL NATIONAL

Déclaration

 

Ce samedi 05 décembre 2020, les Forces Démocratiques pour la République (FDR) se sont réunies en Conseil National à l’occasion de la célébration du 4ème anniversaire du parti. Au cours de ce Conseil National, les participants, composés des délégués des cent dix-sept (117) communes du pays et des membres du Conseil de Direction, ont mené une réflexion approfondie sur le parti, la situation sociopolitique du pays et de l’Afrique, notamment, dans notre sous-région ouest africaine.

 

Concernant la situation politique nationale, les participants ont fait le constat unanime que la crise politique que connaît notre pays depuis 1990 n’a cessé de s’aggraver au fil du temps. La persistance et l’aggravation de cette crise politique sont la conséquence du refus de la démocratie par le régime en place qui s’emploie par tous les moyens, y compris le plus souvent par la force (répression, intimidation…) à remettre en cause les quelques acquis démocratiques obtenus de haute lutte par des Togolais de toutes les ethnies.

 

En effet, le Togo paraît une démocratie, alors qu’il n’en est pas une. Il s’agit en réalité d’une véritable dictature incarnée par une minorité qui impose constamment sa volonté à la majorité. A titre d’illustration, la liberté de manifestation qui constitue l’un des baromètres de la démocratie et consacrée par notre Constitution est étouffée, quasiment interdite par une loi scélérate adoptée en 2019 par une assemblée nationale illégitime, issue de la parodie d’élections législatives de décembre 2018, que le pouvoir a unilatéralement organisées, et qui ont été largement boudées par la majorité des Togolais. Ce n’est un secret pour personne que les partis qui se réclament aujourd’hui de l’opposition parlementaire ont été cooptés par le RPT-UNIR.

 

Grâce à ces élections législatives non inclusives et iniques de 2018, UNIR s’est octroyée une majorité écrasante à l’Assemblée, se donnant ainsi le moyen d’assouvir les pernicieuses volontés du régime, même contre l’intérêt des populations. C’est ainsi que le parti au pouvoir s’est servi de sa majorité illégitime pour vider de leur substance les réformes constitutionnelles et institutionnelles préconisées par l’Accord Politique Global (APG) et voulues par plus de 80% des Togolais.

 

Les élections qui, en démocratie, constituent le moyen de dévolution du pouvoir ne sont en réalité au Togo qu’une simple formalité, une farce visant à tromper la communauté internationale dominée par les grandes puissances de plus en plus promptes à sacrifier dans les autres parties du monde les valeurs démocratiques sur l’autel des intérêts des multinationales.

 

La dernière farce électorale en date, est l’élection présidentielle du 22 février 2020 organisée par une Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) figurative, mais qui dans les faits est une machine à fraudes au profit du candidat du parti au pouvoir. Cette élection, au regard des conditions scabreuses dans lesquelles elle a été organisée, constitue une véritable atteinte à la démocratie et à la souveraineté du peuple togolais. Eu égard à tout cela, nombreux sont les citoyens qui ne croient plus aux élections et qui pensent qu’il faut recourir à d’autres moyens, ce qui est dangereux pour notre avenir commun.

 

Sur le plan de la gouvernance locale, la décentralisation qui est censée permettre aux citoyens à la base de se prendre en charge est galvaudée dans sa mise en œuvre par le système en place qui veut tout contrôler.

 

La justice qui reste le dernier rempart des citoyens face aux dérives des gouvernants est malheureusement devenue un instrument de répression aux mains du parti au pouvoir contre toutes les voix dissidentes. C’est ce qui explique les procès expéditifs et iniques ainsi que les condamnations de plusieurs militants de l’opposition et de la société civile arrêtés lors des manifestations populaires, notamment en 2017 et 2018.

 

Nos prisons regorgent encore aujourd’hui de nombreux prisonniers politiques et d’opinion dont les FDR exigent la libération afin de créer les conditions nécessaires à l’apaisement politique.

 

Alors qu’elle s’est toujours montrée impitoyable à l’endroit des partisans de l’opposition pour des affaires bénignes, notre justice ferme les yeux sur les graves violations des droits de l’homme orchestrées par des miliciens du parti au pouvoir et des éléments des forces de défense et de sécurité (FDS). Les poursuites judiciaires engagées contre des responsables de l’opposition qui contestent les résultats de la présidentielle du 22 février 2020 sont la meilleure preuve que notre justice est au service exclusif du parti au pouvoir.

 

Or, tant que certains citoyens, à travers des parodies d’élections, l’instrumentalisation de la justice, des Forces de Défense et de Sécurité, et par tout autre moyen, continueront par imposer leur désidérata à la grande majorité, notre pays ne connaîtra pas de paix véritable, la paix entendue comme concorde nationale parce que les divisions entre fils et filles d’une même nation vont s’accentuer et devenir plus profondes.

 

Sur le plan socio-économique, le pays va également très mal. La gestion des finances publiques se fait de manière très peu orthodoxe. Fréquemment, la presse révèle des scandales de corruption et de détournements de deniers publics à hauteur de centaines de millions, voire de milliards de nos francs par des individus qui ne sont nullement pas inquiétés, privant ainsi l’Etat d’énormes moyens financiers à consacrer à des projets sociaux. Le dernier scandale financier en date, c’est le détournement de plusieurs milliards par des membres du Comité de Suivi des Fluctuations des Prix des Produits Pétroliers, scandale révélé par le bihebdomadaire ‘’L’Alternative’’ de Ferdinand AYITE que nous félicitons et que la justice cherche à museler. Avant ce scandale qualifié de ‘’petrogate’’, la presse a fait des révélations sur :

 

– Le détournement de 600 millions de francs CFA destinés à la participation du Togo à la dernière Coupe d’Afrique des Nations (CAN) ;

 

– Le détournement de plusieurs milliards destinés à la construction de la route Lomé-Vogan-Anfoin…

 

Sur le plan social, en dépit de la multiplication des projets et programmes de développement qui engloutissent des centaines de milliards, endettant jusqu’au cou le pays, la grande majorité des populations togolaises végètent dans l’indigence totale, car le taux de pauvreté est encore très élevé dans le pays et atteint par endroit 77%.

 

L’éducation nationale peine à sortir de l’ornière avec des crises à répétition liées aux légitimes revendications du monde enseignant et au manque cruel d’infrastructures.

 

Pour s’en convaincre, il suffit en ce début de rentrée scolaire, de faire un tour dans les écoles y compris à Lomé, la capitale, pour voir comment les élèves s’entassent dans les salles de classe, rendant impossible le respect des mesures barrières visant à lutter contre la pandémie du Coronavirus. Et pourtant, le gouvernement aurait pu mettre à profit la période des vacances exceptionnellement longue cette année pour construire d’urgence des salles de classes.

 

Le secteur de la santé ploie sous les mêmes carences que celui de l’éducation. Le plateau technique défaillant dans les différents centres de santé publics, l’inaccessibilité de certains soins, faute de logistique, les mauvaises conditions de vie et de travail du personnel soignant, sont entre autres des illustrations parfaites, de l’échec cuisant de la gouvernance chaotique du système en place.

 

Par ailleurs, nous avons assisté à une gestion opaque et discriminatoire du programme de transfert monétaire (Novissi) pour accompagner les citoyens togolais victimes des mesures de riposte contre le coronavirus.

 

Malheureusement, face à ce tableau d’incertitudes mettant en péril le destin de tout un peuple, l’opposition combative qui incarne incontestablement les aspirations populaires, a toujours de la peine à se constituer en une véritable force alternative.

 

Depuis 90, plus de trois décennies durant, les intérêts égoïstes et partisans ont saboté la lutte populaire, mettant à chaque occasion à néant les efforts du peuple meurtri. Le tout dernier gâchis est la dilapidation de la mobilisation populaire autour de la Coalition C14 sur l’autel de calculs mesquins, mettant en mal pour la énième fois la dynamique unitaire, seule panacée pour l’opposition de s’organiser avec efficacité et responsabilité pour devenir une vraie force d’alternance.

 

Pire, certains au sein de l’opposition, cherchant à s’attirer la sympathie des populations, ont érigé le mensonge en moyen de lutte et n’hésitent pas à répandre dans l’opinion toutes sortes de fausses informations contre leurs partenaires de lutte, démobilisant ainsi le peuple épris de changement au grand bonheur du pouvoir en place.

 

Analysant la situation politique de l’Afrique, le Conseil national a déploré la grave menace qui pèse sur la démocratie en Afrique à cause de la propagation à d’autres pays du virus du troisième mandat et du pouvoir à vie qui touche sérieusement le Togo.

 

Face à la déliquescence de l’inquiétante situation sociopolitique et économique de notre pays, il nous est apparu urgent et indispensable de faire deux importantes recommandations à l’adresse de l’élite, des acteurs politiques et économiques, pouvoir et opposition, confondus

 

Recommandation 1 : Les FDR appellent toutes les forces démocratiques à engager sans tarder une grande réflexion pour identifier sans complaisance les causes de l’échec des différents regroupements, réflexion devant déboucher sur la mise en place d’un front ;

 

Recommandation 2 : Les FDR appellent toute la classe politique, pouvoir et opposition, à un débat national pour la décrispation de la situation politique dans notre pays, débat au cours duquel seront discutées les questions d’intérêt national et qui devra déboucher sur la dissolution de l’actuelle assemblée nationale pour la mise en place d’une nouvelle, inclusive et plus représentative.

 

Fait à Lomé, le 05 décembre 2020

 

Le Conseil National

2020-12-06T14:12:55+00:00 décembre 6th, 2020|